• Des achats à impact positif grâce au recyclage et à l'upcycling

Le coton : la matière textile végétale la plus utilisée au monde

Le coton est la fibre naturelle la plus utilisée au monde. C’est une fibre textile végétale, produite à partir de la plante de cotonnier. La cellulose extraite est ensuite transformée en fil pour être tissée. Le coton est utilisé depuis des millénaires, le cotonnier étant la première plante textile au monde.


Fabrication du coton

La production annuelle de coton représente plus 25 millions de tonnes. Elle correspond à 40% de la production textile mondiale. On produit environ 820 kilos de coton par seconde dans le monde. 80% de la production mondiale de coton sont cultivés dans l'hémisphère nord : les Etats-unis et l’Inde sont les plus grands exportateurs de coton, ainsi que la Chine, le Pakistan, le Brésil, la Turquie et certains pays d’Afrique. D’ailleurs, la production européenne de coton ne représente que 1 % de la production mondiale.


Pourquoi on l’utilise le coton ?

Matière douce et agréable, le coton a l’avantage d’être très absorbant et respirant. Il retient très bien l’humidité ce qui le rend idéal pour le linge de maison ou de bain (serviettes, gants de toilette, draps, peignoirs…), mais aussi pour les sous-vêtements. On le retrouve également dans les vêtements comme les pulls ou les t-shirts. C’est un textile qui supporte bien la chaleur. Il n’est pas fragile et donc assez facile d’entretien. Il est lavable à 40°C en machine ou en 30°C pour les textiles délicats. Il supporte même les lavages en machine à haute température (pour le linge de maison blanc taché par exemple).  Le coton passe également au sèche linge.


L’impact social et environnemental

Qui dit naturel, ne dit pas forcément écologique et la culture du coton en est le parfait exemple.

La pollution du coton 

La culture du coton est très gourmande en eau. En effet, il faut en moyenne 10 000 litres d’eau pour fabriquer un kilo de coton (avec des écarts importants en fonction des lieux de production). Cela signifie qu'il faut 2500 litres d'eau pour fabriquer un t-shirt en coton ou 8000 litres pour un jean ! (Source: Water Footprint Network).

C’est aussi une des cultures les plus polluantes au monde : elle couvre 2,5% des surfaces cultivées mondiales, mais utilise 25% des insecticides et 10 % des herbicides selon l’Organisation Mondiale de la Santé. En 2016, 64% du coton cultivé dans le monde était génétiquement modifié ! La culture intensive du coton et les OGM ont fait beaucoup de dégâts environnementaux, avec par exemple la disparition de l’eau dans la mer d’Aral. C’est une mer en Ouzbékistan qui a perdu 90% de sa surface dans les années 60/70 à cause du détournement des fleuves pour pouvoir irriguer le coton.

Pour blanchir le coton, on utilise également des produits toxiques comme le chlore ou les azurants chimiques. Pour le teindre, on utilise des métaux lourds comme du plomb ou du chrome. Bon nombre de villages vivant à proximité des usines textiles souffrent de la pollution.

Et la culture du coton n’a pas seulement un impact sur l’environnement. C’est également une tragédie sociale qui coûte la vie de milliers de producteurs qui meurent chaque année dans le monde, suite à des intoxications aux pesticides. Sans compter les conditions de travail difficile et les salaires souvent sous-payés.

L’exploitation des Ouïghours

84% de la production de coton en Chine est fabriqué dans des camps Ouïghours. Les Ouïghours sont une minorité ethnique turcophone de confession musulmane qui vit principalement dans le Xinjiang, où est principalement produit le coton. Ces camps sont dénoncés comme étant des camps de concentration avec du travail forcé et où les conditions de vie et de travail sont inhumaines. En mai 2020, de nombreuses marques de fast fashion ont été accusées de s’approvisionner dans ces camps. 


Les alternatives au coton conventionnel 

La culture intensive de coton étant très problématique, il faut choisir des fibres naturelles plus écologiques comme le chanvre ou le lin qui consomment beaucoup moins d’eau et demandent moins d’entretien. Mais le coton reste une matière végétale aux propriétés intéressantes, à condition d’opter pour une production plus responsable. 

  • Le coton équitable : pour le repérer, vous pouvez vous fier au label Fairtrade, Max Havelaar qui garantit un revenu et des conditions de travail décentes pour les producteurs. Méfiez-vous du label Better Cotton Initiative qui est très opaque et critiqué.
  • Le coton bio : Le coton bio est cultivé sans pesticides, insecticides ou engrais chimiques, et sans OGM. La culture biologique du coton respecte les sols et est beaucoup moins gourmande en eau que pour le coton conventionnel. Mais il ne représente encore qu'une toute partie de la production mondiale du coton. En effet,  le coton bio représente moins de 1% des ventes mondiales du coton, même si ce pourcentage augmente progressivement. Pour le repérer, il existe le label GOTS (Global Organic Textile Standard) qui garantit “au moins 95% de fibres biologiques certifiées”.
  • Le coton recyclé : Il permet aussi d'éviter le gaspillage de ressources naturelles et consomme beaucoup moins d’eau, tout en évitant l’utilisation de pesticides. Ça peut être du recyclage de vieux vêtements, de chutes de coton issu des ateliers de fabrication ou bien sûr le coton upcyclé, plus intéressant car il ne nécessite pas de transformation chimique ou mécanique de la matière.

 

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Sources :